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Toutes les grandes personnes ont d'abord été des enfants

I am rediscovering my love for Le petit prince. Unlike a lot of people I know, I didn't read The Little Prince as a kid. I wasn't even aware of it until we read it in my tenth grade French class. I quite enjoyed it, but I hadn't given it much thought in a while.

Est-ce que mon dessin vous a fait peur?/ Pourquoi un chapeau ferait-il peur?

There's now a French spectacle musicale based on the musical. We bought my sister the soundtrack, only to discover that she had a negligent tenth grade French teacher (this is saying a lot, I guess, because my tenth grade French teacher didn't teach us much and used to smoke cigarettes out the window between classes) who didn't do the book at all, and that she has been prejudiced by the atrocious English-language musical based on the book ("The air! Way up there!") into hating everything Little-Prince-related. So I have nicked it until she comes to her senses.

Faites attention aux baobabs!/ Ils envahissent la planète

The music is quite different from and, in my opinion, much better than, the other French spectacles musicales that I've listened to. They are slower, subtler songs than Les rois du monde and the like. En plus, they have important allegorical messages and all that jazz.

Près d'elle/ Je sens un miracle qui s'apprête

Because of the CD, I've started rereading the book. My favorite bits are still those of the renard:

Tu n'est encore pour moi qu'un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n'ai pas besoin de toi. Et tu n'as pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu'un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde...
Mais si tu m'apprivoises, ma vie sera comme ensoleillée. Je connaîtrai un bruit de pas qui sera différent de tous les autres. Les autres pas me font rentrer sous terre. Le tien m'appellera hors du terrier, comme une musique. Et puis regarde ! Tu vois, là-bas, les champs de blé ? Je ne mange pas de pain. Le blé pour moi est inutile. Les champs de blé ne me rappellent rien. Et ça, c'est triste ! Mais tu as des cheveux couleur d'or. Alors ce sera merveilleux quand tu m'auras apprivoisé ! Le blé, qui est doré, me fera souvenir de toi. Et j'aimerai le bruit du vent dans le blé.
Ainsi, le petit prince apprivoisa le renard. Et quand l'heure du départ fut proche :
« Ah ! dit le renard... je pleurerai.
- C'est ta faute, dit le petit prince, je ne te souhaitais point de mal, mais tu as voulu que je t'apprivoise...
- Bien sûr, dit le renard.
- Mais tu vas pleurer ! dit le petit prince.
- Bien sûr, dit le renard.
- Alors, tu n'y gagnes rien !
- J'y gagne, dit le renard, à cause de la couleur du blé. »
Voici mon secret. Il est très simple : on ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux.
C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante.

If you haven't yet read the book, I suggest that you do so. It's short, full of illustrations, and marketed as a livre pour les enfants, but it's also full of allegory about human existence and friendship that anyone can enjoy.

srah - Friday, 11 July 2003 - 12:56 PM
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